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L’Indonésie

L’Indonésie

 
 
 
 
Il nous aura fallu près de 3 mois pour parcourir l’Indonésie. Du sud-est au nord-ouest, de Debut, île de Kai jusqu’à Nongsa Point, île de Batam, nous avons navigué un peu plus de 2 300 milles nautiques, soit plus de 4 300 km.
 
 
 
23 juillet  2017     – Arrivée à Debut, île de Kai (région Est)
14 août                  – Arrivée à Tanjung Gedong, île de Flores (région Centre) 
21 septembre       – Arrivée à l’Île de Belitung (région Ouest)
10 octobre            – Départ de Nongsa Point, île de Batam vers la Malaisie
 

Nous avons aimé :

1) Les indonésiens bien sûr ! Chaleureux, accueillants, paisibles, surtout dans les lieux moins fréquentés par les touristes

2) La beauté et la diversité des îles, avec plusieurs coups de coeur, comme l’île de Tayandu, l’île de Flores, le parc des îles de Komodo, l’île de Belitung

3) Les nombreuses possibilités d’ancrage qui nous ont permis de naviguer le jour seulement à partir de l’île de Flores

4) Belle surprise, la cohabitation paisible et respectueuse entre les différentes et nombreuses communautés religieuses. Musulmans, hindouistes, boudhistes, catholiques, et j’en passe, tout ce beau monde se côtoie et vit ensemble, souvent concentrés sur des territoires distincts (dans les petites îles surtout), en tout respect des valeurs de chacun semble-il !

 
 

Nous avons moins aimé :

1) le concept de rallye … voyager en flottille, très peu pour nous !
 
2) Bien sûr, le plastique et le styro-mousse qui traîne partout dans les îles et qui flotte sur les eaux, et surtout l’absence totale de conscientisation du problème que semble démontrer les populations locales concernées
 
3) Le peu de ressources disponibles dans la plupart des îles. Lorsqu’on navigue, cela peut devenir compliqué, surtout lorsqu’il s’agit de réparer ou remplacer des pièces essentielles sur le bateau. Finalement, entretenir le bateau au cours de ces trois mois s’est révélé tout un défi.
 
 

 

Visiter l’Indonésie

Nous avons réalisé à quel point l’Indonésie possède plusieurs visages, chaque région étant très différente l’une de l’autre. Chaque île (ou groupe d’îles) possède un ensemble de caractéristiques qui la rend unique. Que ce soit à cause du climat local, ou de la faune et la flore qui la compose ainsi que les eaux qui l’entoure, ou encore à cause des us et coutumes de la population qui l’habite, à cause aussi de sa richesse relative, ou à cause de sa fréquentation touristique, tous ces éléments donnent sur chacune des îles un mélange spécifique.
 
Beaucoup de diversité dans cet immense archipel, le plus grand du monde en fait, avec ses 13 466 îles répertoriées, dont 922 sont habitées. Diversité de paysage, de climat, de culture, de religion, de niveau économique, que nous avons pu observer et comparer tout au long de notre parcours. Nous avons ainsi visité 22 îles : 4 îles dans la région Est, 11 îles dans le Centre sud, puis 7 îles dans la région ouest en remontant vers le nord.
 
Le sud-est
Pasir Panjang-langgur – 07

Sans le savoir, nous avons débuté notre séjour dans la partie la mieux préservée du pays. En effet, les îles du sud-est de l’Indonésie sont moins peuplées que leurs grandes soeurs du centre sud (Bali,Java, Sumatra) et ont été jusqu’à maintenant relativement protégées du tourisme de masse. Les ancrages, l’eau et le fond marin sont donc magnifiques. Et les habitants sont attachants. Très accueillants, ils sont curieux et amusés de leur contact avec  « l’occidental ». À tous âges, ils raffolaient presque tous des photos ! Ils aimaient se faire prendre en photo bien sûr, mais ont démontré très souvent une grande excitation lorsque nous donnions notre accord  à se faire prendre en «selfies» avec eux  … On s’est donc souvent senti comme des stars !!!

 
Par contre, cette partie de l’Indonésie s’est révélée pluvieuse. Les averses et grains fréquents ont joué pour beaucoup dans la décision de raccourcir le séjour dans cette région et traverser la mer de Banda depuis Wangi Wangi vers l’île de Florès, plus au sud, où le climat est meilleur.
 
 
Le centre-sud
Dans la région centre sud, enfin, la pluie s’est arrêtée et ce durant tout le mois où nous y avons séjourné. Et quelle magnifique région ! L’île de Flores ainsi que
 
Les enfants
La présence musulmane – prières des mosquées
 
 

 

 

Naviguer en Indonésie

Les conditions de navigation se sont révélées exigeantes à plusieurs niveaux : distances à parcourir, nombreux obstacles rencontrés sur l’eau, accessibilté des pièces et/ou expertise pour entretien et réparation du bateau.
D’abord, la distance. Devoir parcourir 2300 milles nautiques soit près de 4300 km à une vitesse moyenne de 6 noeuds, c’est-à-dire 11 km\h,  veut dire concrètement 16 jours complets sur 90 jours consacrés à naviguer ! Donc, pas trop le temps de flâner si l’on veut visiter le plus d’endroits possible.
Ensuite, naviguer à travers tous les bateaux et autres gréements de pêche flottants et souvent dérivants s’est révélé périlleux autant sur les côtes qu’en pleine mer. Du sport extrême ! Nous avons croisé toutes sortes d’embarcations et méthodes de pêche; Des «fishing attractive devices» qui sont en fait de gros objets flottants mal ou pas éclairés; Des filets dérivants, de plusieurs centaines de mètres, peu visibles et mal balisés; Bateaux illuminés comme un stade de football en soirée et naviguant au gré des bancs de poisson en nous ignorant complètement et souvent nous coupant littéralement la route, ce qui nous a découragé de naviguer la nuit;  et ont autant d’obstacles à contourner
 
Les conditions météo, quant à elles, n’ont pas été difficiles, bien que le vent se soit fait de plus en plus rare au fur et à mesure que nous avancions dans la saison et progressions vers l’ouest puis le nord.
Dans l’est – De Tual à Wangi Wangi fût la plupart du temps agréable, avec les alizés du sud-est assez constants et suffisants pour naviguer sans moteur. Il y a d’abord eu de bons vents- principalement au portant ou grand largue- mais assorti d’un temps pluvieux avec des grains fréquents durant nos longues navigations.
Pour se rendre dans le centre sud, nous avons attendu une bonne fenêtre météo et avons pu traverser  à voile et à bon rythme la mer de Banda du nord au sud jusqu’à la pointe nord-est de l’Île de Flores, la fin de cette traversée s’est cependant terminée avec quelques heures de moteur.
Dans le centre-sud – La traversée de l’Île de Flores d’est en ouest s’est faite en majorité à la voile, avec un temps magnifique sans pluie, et des vents nous permettant d’atteindre une moyenne de 5 à 6 noeuds. Pas de grands moments de voile mais pas ou très peu de moteur, ce qui est très bien. . Enfin, et comme décrit dans les guides de navigation, la dernière partie du parcours s’est fait presqu’entièrement à moteur, plus nous avancions dans la saison et nous dirigions vers le nord-ouest.
Vers le nord-ouest – La partie ouest du pays nous ramènera le temps pluvieux au fur et à mesure que nous progresserons vers le nord.
 
 
À partir de Bali, il y avait plus de 800 milles nautiques à parcourir en moins d’un mois jusqu’au nord de Batam. Il ne nous était donc pas pas permis de nous attarder trop longtemps en route ! Lieu de villégiature reconnu, Belitung nous a particulièrement séduit, nous y sommes donc rester au moins 5 jours. Il a été difficile d’apprécier nos séjours ultérieurs, ceux-ci  se résumant à un arrêt de quelques heures dans une baie après plusieurs heures de navigation, la plupart du temps à moteur et souvent sous la pluie.
 
Finalement, notre petit séjour d’une semaine à la marina de Nongsa Point sur la pointe nord est de l’île de Batam nous a permis de relaxer un peu et donner un peu d’amour à C.Coquin qui en avait vraiment besoin ! Même de grosses averses ne remplacent pas un bon nettoyage au savon et rinçage au boyau !!
 
 
 

 

 

 

À propos du rallye …Euh… quel rallye ?

Nous nous étions inscrits dans un rallye,  genre de voyage organisé pour bateaux de plaisance, histoire de tenter l’expérience et ainsi valider nos impressions sur ce type de navigation. Finalement et sans grande surprise,  nous n’aurons fait que la première étape avec le groupe de 66 bateaux, notre impression s’étant immédiatement confirmée … le capitaine n’est définitivement pas de type rallye !
 
Qu’est-ce qu’un rallye pour navigateurs ?  Plusieurs organisations offrent la possibilité de parcourir une région en groupe ou «flottille», suivant un itinéraire et selon un horaire déterminés par les organisateurs. On s’occupe habituellement des formalités d’entrée au pays, comme par exemple fournir et acheminer les formulaires à compléter, les lettres de recommandation pour le visa, la prolongation du visa, etc etc. On offre aussi des activités aux différents arrêts prévus, souvent organisées spécifiquement pour les participants. Cérémonies diverses, visites de lieux historiques, musées, banquets, etc. En fait, c’est comme un groupe de caravaning, ou voyage organisé par une agence de voyage, mais pour navigateurs.
 
Nous avons toujours eu une petite méfiance envers ce genre d’organisation, pour plusieurs raisons, la principale étant notre besoin d’indépendance complète, à tout point de vue. Depuis notre départ, nous avons souvent eu l’occasion de nous inscrire à un rallye mais avions toujours conclu que nous pouvions mieux faire sans que avec un groupe. Par contre, lorsque nous avons préparé la route pour l’Indonésie, les guides consultés mentionnaient la grande difficulté des formalités d’entrée dans ce pays,
 
 
 
 

 

 

La vie à bord en Indonésie

 …ou comment les choses simples peuvent devenir compliquées  !

Bien qu’il soit possible de trouver ce qu’il faut pour se nourrir adéquatement, c’est cet aspect du séjour qui aura été le moins agréable. Bien sûr, manger au resto et faire l’épicerie ne coûte à peu près rien. Mais hormis les lieux touristiques, le choix, la variété et la qualité des aliments offerts laissaient souvent à désirer.
 
Facile à trouver –
En abondance dans les marchés – tomates, concombres, courges, oeufs, gingembre, épices (curcuma, curry, cardamome, cumin, etc etc) et fines herbes, pommes de terre et autres tubercules, riz, farine, bananes, papaye, ananas, mangues
À l’épicerie – nouilles de riz, assaisonnements pour poulet et poissons, lait UHT
 
Viandes – très peu de boeuf, porc, veau, etc.
Poulet, poisson, agneau, chèvre presque toujours congelé.

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